<< Retour à la page d'accueil et à toutes les nouvelles de l'immobilier
Les nouvelles du marché immobilier américain ne sont pas bonnes. Selon l'indice S&P/Case Schiller, les prix dans les grandes villes américaines ont poursuivi leur chute en Mai pour le 17ème mois consécutif et à une vitesse toujours rapide de 1 % sur le mois. Cela porte la baisse sur un an à 16,9 % en moyenne dans les 10 plus grandes villes américaines et le recul dépasse 20 % dans de nombreuses villes de l'Ouest (Las Vegas, Los Angeles, San Francisco, Phoenix ...). Pourquoi s'intéresser à l'immobilier américain ? Car les marchés immobiliers américains et européens, notamment espagnols et français, sont historiquement corrélés, comme l'a démontré la Deutsche Bank dans l'une de ses études reprise sur le site Eurointelligence (en anglais). Le retournement de marché en France pourrait bien se révéler plus violent qu'attendu dans les prochains mois. (Lien)
D'après les Notaires, les volumes de ventes ont chuté de 13,6 % à Paris intra-muros au T1 2008 comparé au même trimestre de l'an passé : c'est le même niveau qu'il y a 10 ans, lorsque le marché tournait au ralenti en 1997. La hausse des prix se ralentit à 1,1 % sur le trimestre, contre 2 % à la même période de l'an dernier, ce qui porte la hausse annuelle à 9,4 % en tenant compte des fortes hausses des trimestres précédents. La poursuite de la hausse des prix dans un marché où les volumes baissent s'explique par le fait que seuls les biens sans défaut (donc les plus chers) trouvent preneurs, ce qui peut occulter des baisses de prix sur des biens de plus mauvaise qualité (RdC / 1er étage par exemple) qui représentent des volumes de ventes faibles. Si tous les arrondissements sont en hausse du un an (+6,2 % pour le 12ème à +13 % pour le 9ème), 5 arrondissements s'affichent déjà en baisse au premier trimestre (les 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 12ème et 20ème) et 3 arrondissements sont quasi stables (6ème, 15ème, 19ème). En région parisienne, les maisons dans tous les départements sauf les Hauts de Seine sont en baisse au T1. Si les hausses restent vives dans certaines villes, des baisses de prix significatives sur un an commencent à être constatées en Ile de France dans plusieurs villes de banlieue. Exemples des baisses les plus fortes : Saint Ouen (-4,2 %), Pontoise (-11,5%), Ozoir la Ferrière (-5,9%). A noter, le marché se "détraque" à Cergy avec des prix qui perdent 10 % au seul premier trimestre de cette année. Tous les détails sont disponibles dans le rapport officiel des Notaires du T1 2008. (Lien)
A la veille de cette nouvelle année 2008, difficile de ne pas entrer dans le jeu habituel des pronostics d'évolution du marché de l'immobilier ! A ce jeu se sont livrés plusieurs organismes, avec des réponses qui montrent toutes une rupture de tendance par rapport aux années fastes que vient de connaître la pierre. Pour le BIPE, société d'études économiques, comme pour le Crédit Agricole, l'immobilier français va connaître une baisse dans l'ancien : de -3 % selon le BIPE et de -5 % selon les services économiques du Crédit Agricole. L'explication donnée : la solvabilité des ménages déjà mal en point subit la hausse des taux d'emprunt alors que la durée de ceux-ci atteint déjà des sommets (21,3 ans en moyenne en 2007 vs 16,5 ans en 2002 selon meilleurtaux). Quel scénario maintenant pour la capitale ? Alors que les derniers chiffres des Notaires (Août 2007) ne décèlent aucun ralentissement (+8,3% de hausse en un an), ceux de la FNAIM (octobre 2007) semblent montrer que Paris suit une tendance similaire au reste de la France (+4,5 % en un an à 6128 € du m2 contre +4,7 % france entière). Quels que soient les raisons de ce décalage (glaciation du marché parisien à la rentrée ?), il est difficile de croire que l'évolution des chiffres parisiens diffèrent fortement de la moyenne française : ils restent comme pour la France entière étroitement liés aux revenus et capacités de financement des ménages qui y achètent ! (Lien)
La hausse des taux longs se poursuit et entraîne dans son sillage celle des taux des prêts immobiliers. Le courtier spécialisé Meilleurtaux vient ainsi de mettre à jour les taux qu'il réserve aux meilleurs clients (revenus élevés et garanties solides) : il faut désormais compter sur un taux minimum à 4,35 % sur 15 ans, 4,4 % sur 20 ans et 4,5 % sur 25 ans. Pour les dossiers un peu moins solides, il faut encore ajouter 0,2 point. Pour les meilleurs dossiers, ces taux permettent d'emprunter respectivement 132 k€ sur 15 ans, 159 k€ sur 20 ans et 180 k€ sur 25 ans pour une mensualité de 1000 €. Par rapport à l'été dernier, la hausse des taux de 0,6 point a amputé la capacité d'emprunt d'environ 6 % pour un prêt sur 20 ans (un peu plus sur 25 ans). En se référant au début de 2006 où les taux avaient atteint un plancher (3,15 % sur 20 ans et 3,25 ans sur 25 ans), la perte pour les emprunteurs atteint même 11 % pour les prêts sur 20 ans et 12 % pour ceux sur 25 ans. Si les ménages ont jusqu'à présent réussi à amortir à cette hausse du coût du crédit en augmentant leur durée d'emprunt, il semble que celle-ci stagne au premier semestre. Dans ces conditions, seule une sélectivité accrue du marché peut justifier une poursuite de la hausse des prix immobiliers. (Lien)
Quelques surprises sur le marché immobilier dans le rapport semestriel de Century 21 pour le premier semestre 2007. A l'achat tout d'abord, le rapport confirme la désertion des jeunes du marché : alors que les moins de 30 ans voyaient leur part régulièrement augmenter dans les transactions ces dernières années, la tendance est cassée en ce début 2007 avec une part dans les achats qui baisse tant à Paris (-6 %) que France entière (-11 %). Si cette catégorie bénéficiait jusque là d'un crédit facile et bon marché, la tendance s'est nettement inversée avec la hausse du crédit dans un contexte où la durée des prêts immobiliers n'est plus extensible. Les prix ont toutefois continué à bien se comporter et progressent de 2,88 % à Paris (vs S2 2006) pour atteindre 6139 € du m2 en moyenne et de 2,32 % France entière à 2506 € du m2. La part de l'emprunt dans le financement a baissé au S1 2007 (surtout à Paris : 69 % au S1 2007 vs 79 % au S2 2006), confirmant ainsi qu'une population plus agée et plus aisée a animé les transactions ce premier semestre. Côté location, la baisse des prix est désormais une tendance lourde du marché, avec une chute (France entière) de -15,4 % sur les studios et -8,2 % sur les 2 pièces en seulement 6 mois. Les grandes surfaces s'en tirent un peu mieux à -0,8 % pour les 3 pièces et +1,9 % sur les 4 pièces. Cette évolution se fait toutefois à l'exception notable de Paris intra-muros dont les loyers ont continué leur ascension de +6,4 % en un an pour atteindre en moyenne 899 €. Le rapport, très complet, est consultable en ligne ci-dessous. (Lien)
Selon la note de conjoncture des Notaires parue il y a quelques jours, le marché francilien de l'immobilier est resté dynamique sur le premier trimestre de 2007 avec des prix qui ont continué à progresser un peu partout. Toutefois, les volumes de ventes se sont dégradés par rapport à la même période de 2006 : les segments les plus affectés sont les logements neufs, dont les ventes ont dégringolé de plus de 25 % en Ile de France, ainsi que les maisons anciennes (-5 %), alors que les appartements dans l'ancien continuent de se vendre à un rythme soutenu, y compris à Paris intra-muros (+1 %). Côté prix, le ciel est toujours bleu, même si la hausse se ralentit : à Paris, le m2 a cru de 1,9 % au T1 2007, pour atteindre la somme (historique) de 5867 €, soit 8.7 % au dessus de leur niveau d'il y a un an. Les autres départements franciliens ont aussi poursuivi leur hausse, mais à un rythme moins important qu'à Paris, comme c'est le cas depuis 2003. A Paris intra-muros, c'est le 5ème arrondissement qui s'est le plus valorisé depuis un an (+13,1 %) ce qui porte ses prix à 7846 € en moyenne. Il est suivi du 8ème, du 16ème et du 6ème arrondissement (tous au dessus de 10 % de hausse). Les arrondissements les plus chics, qui avaient plus ralenti que les arrondissements plus populaires ces 2 dernières années, semblent connaître un regain d'intérêt. L'écart de prix désormais réduit encourage en effet les acheteurs à regarder plus à l'Ouest pour leurs achats. Ainsi, les prix du 19ème arrondissement ont progressé d'un petit +3,6 % sur un an et les 12ème, 13ème et 18ème arrondissements sont quasi stables par rapport au T4 2006 à respectivement 5510 €, 5567 € et 5117 € du m2. Les Notaires considèrent que les récentes mesures du gouvernement devraient permettre d'absorber en partie la hausse des taux observée ces derniers mois et avoir un effet psychologique favorable sur les acheteurs. (Lien)
(71 commentaires)
(20 commentaires)
(53 commentaires)
(94 commentaires)